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C’est à l’occasion du dernier SISEG, qu’AOS Studley a
présenté son approche du lieu de travail multigénérationnel à l’aide d’un test
qui permet de découvrir quel est l’environnement de travail qui correspond le
mieux à chacun.
Ces dernières années, les recherches en marketing ont tenté
d’identifier des regroupements de comportement basés sur les caractéristiques
sociologiques : les sociotypes. Ces sociotypes ont leur utilité, et leurs
limites. Alors que certaines solutions sont associés à un ou deux modèles de
représentation, d’autres sont beaucoup moins faciles à situer.

« Quatre générations cohabitent aujourd’hui au sein des
entreprises », explique Han Paemen, directeur conseil en environnement de
travail chez AOS Studley. « Les attentes de chacune de ces grandes familles
vis-à-vis de leur lieu de travail sont différentes et parfois contradictoires.
La prise en compte de ces attentes est en mesure de favoriser la motivation de
chacun, de stimuler la créativité et de répondre au besoin de reconnaissance de
ce que chacun apporte à l’entreprise par son travail ».
Première famille : les traditionnels. Ce groupe,
d’une grande loyauté vis-à-vis de l’employeur, fait une séparation claire entre
le travail et la vie privée. « Pour cette famille de collaborateurs, le travail
est un devoir. Ils ont besoin d’être estimé pour ce qu’ils accomplissent et que
cette estime soit lisible dans l’aménagement de leur lieu de travail » raconte
Han Paemen.
Seconde famille : les baby-boomers. « Ce sont les
plus égalitaristes », explique Han Paemen, « cette génération travaille par
interaction personnelle. Pour eux, ce n’est pas parce qu’on est directeur que
l’on est un être à part. Ils attachent de la valeur à l’épanouissement
personnel par le travail, ils aiment débattre en détail, il y a beaucoup de «
bourreaux de travail » parmi eux » précise-t-elle. « Lorsque quelque chose peut
être bénéfique pour l’organisation, ils s’y attèlent ».
Troisième famille, la génération X. On les retrouve
principalement dans les classes d’âge qui ont grandi au cours des années 70 et
80. Ils travaillent de façon ciblée, ils sont orientés sur les résultats et
utilisent volontiers le travail d’équipe par souci de performance. « Ils sont
attirés par les entreprises qui leur permettent de réaliser leur ambition. »
Quatrième famille de collaborateurs, les « millennials ».
On les retrouve principalement chez les collaborateurs les plus jeunes. «
Vis-à-vis de l’environnement de travail, cette génération est exigeante. Ils se
disent « on n'a qu’une vie » et considèrent qu’il n’y a pas de frontière entre
vie au travail et vie privée, mais que l’équilibre doit exister. Se contenter de
déplacer une cloison ici ou là n’est pas suffisant » explique Han Paemen. Ils
ont grandi avec Internet et les jeux d’ordinateur, pour eux les e-mails sont
trop lents, ils leur préfèrent les SMS. « La dimension ludique, la recherche de
stimulations pour favoriser la créativité est essentielle. Pour ce groupe, les
notions de concentration et d’intimité sont assez relatives. Se concentrer va
consister à mettre l’Ipod en marche et à écouter de la musique ». ajoute Han
Paemen, Cette génération milite pour le commerce équitable et cultive l’éco
–responsabilité. Ils recherchent donc des employeurs socialement responsables.
Les facteurs innombrables, évoluant constamment, qui
composent une personnalité font qu’il est impossible de fixer des limites là où
il ne peut y en avoir. L’utilisation de tels outils peut aider, mais en aucun
cas servir à établir des théories sur le management des espaces de travail.
Christian Kostrubala