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ORGANICUBE OU L’UNITÉ D’OCCUPATION RADIEUSE. LIRE AUSSI : UN TIROIR CACHE TOUJOURS QUELQUE CHOSE.
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De l’open space qui étale parfois une configuration mal vécue ou mal comprise, souvent illisible et difficilement appropriable, à cette rubrique consacrée au design, il est tentant, de trouver de nouveaux paris, de nouveaux partis qui s’opposent, mais qui peuvent aussi compléter et enrichir les architectures de plateau en s’adressant d’abord à l’individu.

 

L’exemple choisi n’est pas spécifique au bureau, mais utilise des mécaniques formelles,  fonctionnelles compatibles et ce dans 9m2.

 



 

Petit à petit, la modélisation 3D permet, en explorant la troisième dimension, d’optimiser les espaces réduits et l’architecte autrichien Christian Precht a choisi d’utiliser et d’exprimer des fonctionnalités essentielles dans une compression qui passe d’un cube extérieur de 3 mètres d’arête, d’une grande simplicité, mais empilable ou tout simplement combinable, à un espace intérieur organique extrêmement complexe avec des formes curvilignes soulignant chaque usage et constituant une double peau en Corian.

 



 

Les plis fonctionnels qui composent  l’habitacle en le sécurisant (pas d’angle dangereux), souligne subtilement les endroits où l’on vit, où l’on dort, où l’on travaille en intégrant cuisine, coin repas, toilettes, salle de bain, rangement, vestiaire et même l’escalier qui permet d’accéder au nid, pardon au lit.

 

Afficher des fonctions de base avec des formes inhabituelles, c’est aider à les détourner, à s’approprier le lieu.

 

OrganiCube est une capsule spatiale au milieu des étoiles et pas très loin des autres.

 

Joachim Richard

 

 

Un tiroir cache toujours quelque chose.




L’invisible, le mystérieux, l’indispensable, celui qu’aucun designer n’a jamais choisit comme objet de sa création où comme sujet de sa réflexion : Le Tiroir, le tiroir qui s’inscrit néanmoins dans une certaine singularité quand il est secret, quand il échappe à la vision banalisée, quand il cache à tous ce qu’il protège pour certain. Le premier et le dernier refuge de la vie privée. Pourrait-on imaginer un bureau sans tiroir, un placard, une table. La table de conférence n’a en général pas de tiroir, c’est le signe de son anonymat, c’est cette absence qui souligne  sa déshumanisation. De quelle époque date le tiroir, indispensable et puéril protecteur de la propriété individuelle, apparaît-il avec les premiers signes de la construction sociale, premières manifestations d’indépendance de l’individu face au groupe. Le tiroir n’a jamais cessé  de jouer un rôle en faveur du « moi » en face des « autres ». Il nous paraît important de le rappeler aujourd’hui. Défendons la place du tiroir, cet ami et protecteur de l’individu, rassurant et amical. R.G.