Le vingtième anniversaire de l’ouverture du Musée d’Orsay m’a rappelé une anecdote concernant la programmation de ce temple de l’art du 19ème siècle. L’aménagement d’une gare en un espace culturel pose de multiples questions concernant l’adaptation de l’espace à sa fonction. Soucieux de trouver les réponses à toutes les questions que pose le vécu de l’espace, les créateurs n’évitèrent aucune question. Un petit incident souligne encore aujourd’hui combien la vie réserve ses réponses aux questions techniques. Pour guider les visiteurs et les employés les programmeurs confièrent à un graphiste international le soin de proposer une signalétique ayant le caractère adapté à son usage : lisibilité, flexibilité, identité correspondant à un musée contemporain. La recommandation du graphiste portait sur l’utilisation d’un caractère de type « times » parfaitement lisible, même à distance, dans une utilisation respectueuse des capitales et des minuscules. Mais c’est là qu’est apparut le problème. En effet les noms devaient permettre à ceux qui occupaient les bureaux de faire reconnaître leur statut et les capitales, en l’occurrence les majuscules, pouvaient jouer ce rôle. Toutes explications à partir des recherches sur la lisibilité dans l’espace ne purent convaincre ceux qui allaient travailler dans cette espace magnifique. Je ne sais pas ce qui s’est passé à ce sujet depuis, mais l’anecdote souligne bien les mystères que nous cachent le cadre et le milieu.
C’est notre ambition à Planetefacility d’aiguiser notre interrogation sur ce sujet.
Robert Guignier








NEWSLETTER N°91 / NOVEMBRE 2011


