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57% DES FRANÇAIS ESTIMENT QUE LES ENTREPRISES NE SONT PAS MOBILISÉES SUR LA THÉMATIQUE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE
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57% des Français estiment que les entreprises ne sont pas mobilisées sur la thématique du développement durable

  « La perception des Français de l’engagement des entreprises en matière  de développement durable »

 

Le concept de responsabilité sociétale de l’entreprise s’est développé en réaction aux transformations de l’environnement socio-économique des firmes (scandale Enron, catastrophes environnementales, critiques à l’égard des multinationales,…). Il s’agit pour les entreprises d’intégrer des préoccupations sociales et environnementales dans leurs objectifs, à travers des interactions avec leurs parties prenantes. L’opinion publique entretient cependant une certaine méfiance envers des entreprises accusées de tenir un double discours. Leur crédibilité est souvent mise en défaut, en témoigne le néologisme « écoblanchiment » (greenwashing) qui désigne le procédé marketing visant à donner à son entreprise une image écologique et responsable sans investir dans de véritables actions.

 

C’est dans ce contexte, qu’InterfaceFLOR a souhaité faire le point, via une étude menée par l’institut LH2 auprès des français sur : leur perception, leur confiance et leur niveau d’information quant à l’engagement des entreprises et du gouvernement en matière de développement durable.

 

Des entreprises qui peinent à convaincre les français sur leur engagement

 

Si le concept de développement durable semble avoir été intégré, ainsi que sa signification dans le cadre de l’entreprise (seulement 5% des Français ne se prononcent pas), le scepticisme persiste sur l’effectivité de la mobilisation des acteurs privés. En effet, 57% des Français estiment que les entreprises ne sont pas mobilisées sur la thématique du développement durable. A l’inverse, 38% seulement estiment qu’elles sont mobilisées.

 

Parmi les moins convaincus, on retrouve : les sympathisants de gauche (66% d’entre eux estiment que les entreprises ne sont pas mobilisées sur ce sujet), les salariés du secteur public (63%), les foyers les plus modestes (64%).

 

A l’inverse, une majorité des personnes dont le revenu du foyer est supérieur à 5 000€ (59%, plus 22 points par rapport à la moyenne) et des professions intermédiaires (51%) ainsi que les sympathisants de l’UMP (49%) et les 25-34 ans (45%) considèrent que les entreprises sont mobilisées sur le sujet du développement durable.

 

A noter cependant que cette adhésion est « molle », puisque seuls 4% des Français estiment qu’elles sont très mobilisées.

 

Une confiance limitée des Français dans les entreprises et les institutions publiques

 

La faible crédibilité des entreprises en matière de développement durable se confirme, puisque seuls 21% des Français leur font confiance pour encourager la production et la consommation de produits responsables. C’est  5 points de plus que le total des citations pour l’Etat et le gouvernement, en qui moins d’1 Français sur 6 fait confiance sur la question.

 

D’une manière générale, ce sont les acteurs « de terrain » qui sont cités par les Français. Plus d’1 Français sur 3 cite en premier les associations de consommateurs (36%), 1 Français sur 4 les consommateurs eux-mêmes (25%) et 1 Français sur 5 les collectivités et élus locaux (20%).

 

Les 65 ans et plus font en revanche moins confiance à leurs concitoyens (44% du total des citations, 10 points de moins que la moyenne) pour adopter des comportements de consommation responsables.

 

Une information jugée suffisante pour consommer responsable par près de 6 Français sur 10

 

Au final, les citoyens comptent d’abord sur eux-mêmes pour encourager la production et la consommation de produits responsables. Et à ce titre, ils ont le sentiment, pour une majorité, d’être suffisamment informés. En effet, 55% des Français estiment disposer de toutes les informations nécessaires pour consommer des produits responsables en matière environnementale et sociale, et moins d’1 Français sur 6 considère que ce n’est pas du tout le cas (16%).

 

Ce constat reflète à nouveau des différences dans la crédibilité accordée aux différents acteurs du développement durable, notamment les entreprises. Parmi ceux qui se disent suffisamment informés, on retrouve en effet les personnes qui estiment que les entreprises sont mobilisées en matière de développement durable (68%, 13 points de plus que la moyenne).

 

A l’inverse, 42% des Français se sentent insuffisamment informés, 16% déclarant qu’ils ne disposent pas du tout des informations nécessaires pour consommer responsable.

 

Des progrès restent néanmoins à effectuer sur cette question de l’information car 19% seulement des Français se sentent vraiment bien informés. Un axe de travail, pour les entreprises, pourrait consister par conséquent à occuper davantage le champ de l’information à destination du citoyen consommateur, à jouer la carte de la transparence, de l’accompagnement « citoyen » et ainsi de gagner en crédibilité, par ce biais, sur le thème du développement durable.

 

« Le développement durable est un sujet complexe qui ne préoccupait que les experts ou les écologistes il y a quelques années, alors qu’aujourd’hui c’est un sujet majeur. De ce fait, nous sommes passés d’un vide de communication à une sensibilisation parfois à outrance... Dans le secteur du bâtiment, où la notion de développement durable prend toute son importance, il est parfois difficile de faire la différence entre information et communication. Fort des 15 ans d’engagement d’InterfaceFLOR dans le développement durable, nous avons développé de nombreux outils et supports afin d’apporter des informations claires et accessibles à tous sur la fabrication de nos produits. Notre souhait est d’inciter les industriels à plus de transparence et plus de clarté en ce qui concerne les produits. C’est pourquoi nous lançons la campagne Let’s Be Clear ! » Laure DESROCHES, Chargée de Communication, InterfaceFLOR.

 

 

 

*Méthodologie de l’étude

 

Sondage réalisé par téléphone, les 18 et 19 juin 2010, auprès de 1001 personnes constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, profession du chef de famille, région et catégorie d’agglomération.

 

 

 

 

Lancement de l'Institut du travail et du management durable

 

« La performance durable des entreprises passe par des organisations du travail qui favorisent le développement humain de leurs salariés. » Telle est la conviction qui anime les dirigeants d'entreprise, chercheurs, partenaires sociaux, institutionnels et consultants, membres du réseau ITMD (Institut du travail et du management durable), lancé le 10 juin 2010, à l'initiative de l'Aprat (Association pour l'échange et l'amélioration des pratiques de conseil) et d'Yves Clot (directeur du Centre de recherche sur la psychologie du travail et des organisations). L'ITMD a pour vocation d' « approfondir cette conviction par le partage des acquis scientifiques et de l'expérience de terrain des consultants, cerner les organisations du travail favorables à l'épanouissement des équipes et à la progression continue des performances, former des acteurs relais pour la diffuser, promouvoir de nouvelles pratiques ».

L'objet du réseau ITMD est de « faire mieux connaître les modalités concrètes d'un développement conjoint de la performance et de celles et ceux qui la réalisent dans la durée ». « Partant des outils du management des organisations développés au cours des dernières décennies (sociotechnique, organisations apprenantes, management des compétences, lean management…), il discerne et promeut une approche du travail intégrant pleinement ses dimensions économiques, sociales et environnementales. » Ainsi, l'Institut « souhaite contribuer à une meilleure prise en compte de la dimension humaine du développement durable des organisations : vie d'équipe responsabilisante, organisations apprenantes, amélioration continue de la performance, enrichissement des métiers, contribution environnementale, … »

FAIRE ÉMERGER LE SOCLE MÉTHODOLOGIQUE DES ANNÉES 2010

Trois activités complémentaires vont s'y ajouter :
- « la recherche et le développement, sur la base d'expérimentations et de capitalisation des expériences de terrain, en liaison avec des laboratoires scientifiques spécialisés sur ces sujets ;
- la formation des acteurs, qu'il s'agisse de consultants, d'intervenants internes en entreprises, ou de managers ;
- la promotion médiatique, sous toutes les formes possibles : événementielle, médias numériques, etc. »

Quatre collèges doivent définir l'orientation stratégique : celui des chercheurs en sciences sociales, spécialistes du travail, celui des partenaires institutionnels, celui des représentants d'entreprises, et celui des consultants issus des cabinets membres de l'Aprat.

Le défi de l'ITMD, selon ses fondateurs, est de « faire émerger le socle méthodologique des années 2010 ». En effet, « le socle méthodologique proposé aux organisations pour accroître leurs performances n'a cessé d'évoluer depuis près d'un siècle. Chaque époque a connu ses recettes magiques et ses modes » (les années 1980 avec la sociotechnique, les années 1990 avec l'entreprise qualifiante et le knowledge management, les années 2000 avec le lean management). « Il s'agit aujourd'hui de resituer les démarches de changement au sein des organisations dans un contexte de cohérence à la fois interne et externe avec les principes actuellement connus pour être ceux du développement durable ou plutôt 'soutenable'. C'est-à-dire dans une approche systémique associant efficacité économique et respect du vivant (hommes et environnement). »

L'Aprat est un réseau de cabinets de conseil européens regroupant près de 4 000 consultants dont les compétences couvrent l'ensemble du champ de la stratégie, de l'organisation, des systèmes d'information, des ressources humaines, du management et du développement durable, et s'exercent dans les secteurs d'activités les plus divers.

  • Contact : Aprat (Association pour l'échange et l'amélioration des pratiques de conseil), Geneviève Vaugien, Événements et communication, 01 45 28 31 53, geneviève.vaugien@aprat.com