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Laurent Botton, directeur du
salon, nous présente cette édition 2010 et répond à quelques-unes de nos
questions. Il revisite la profession des Services Généraux et nous donne
rendez-vous les 16, 17 et 18 mars prochains à la porte de Versailles.

Laurent Botton : « Les Services Généraux, c’est une profession qui anticipe. C’est
une vision large, la réflexion d’une structure à long terme. C’est un métier à
la fois généraliste et spécifique, on porte un nouveau regard sur cette
profession qui a mis du temps à être valorisé. L’environnement de travail est
essentiel au bon fonctionnement de l’entreprise dans laquelle on évolue. Cette
notion de qualité de vie au travail est devenue très importante de nos jours. La
communication, l’aménagement, l’espace de travail, les déplacements sont autant
de points stratégiques pour l’entreprise que les services financiers ou le
juridique. Les services généraux gagnent à se faire valoir et deviennent la
colonne dorsale de l’entreprise. »
Planetefacility.com : Quelles sont les nouveautés de cette édition 2010 ?
LB : Cette année un programme
de conférences très attendu, avec trois pôles principaux : les conférences
Green, les conférences associatives et l’automobile. Elles seront autant de
lieu d’échange et de réflexion sur la profession qui est en pleine redéfinition
de sa fonction.
On parle désormais de
directeur ou responsable de l’environnement de travail, c’est une dimension
nouvelle qui change la perception même de ce métier, ce qui va permettre de
prendre en compte l’importance de sa place au sein de l’entreprise. On parle
aussi « d’externalisation de la fonction », mais le pôle de l’office de
l’environnement de travail ne peut se trouver ailleurs qu’au sein même des
locaux de l’entreprise. Comment garantir un résultat satisfaisant au quotidien
sans une réelle cohabitation des acteurs ?
PF :
Avons-nous réellement besoin des services généraux ?
LB : Par définition les
services généraux sont représentatifs avant tout de l’entreprise, par rapport à
sa taille. La complexité de cette profession dépend donc de l’importance de
l’activité de l’entreprise, il est certain qu’une PME ne se pose pas la question
dans les mêmes termes. Par contre pour de grands groupes industriels améliorer
leur quotidien c’est aussi améliorer indirectement leur chiffre d’affaire. Si
l’on prend par exemple l’aménagement d’espace détente dans les lieux de travail,
(Cafétéria, restaurant, terrasse etc...) c’est bien là une prise de conscience
de l’influence de l’environnement de travail au regard de l’employé et de son
confort. Je pense vraiment que nous avons davantage besoin des Services généraux
car leurs responsabilités sont en train de changer, leur rôle est de garantir la
notion de qualité et de performance.
PF :
Avec la crise, y a t-il un appauvrissement de la demande ?
LB : Non, mais le rôle de ce
salon, c’est aussi le moyen d’aborder une optimisation des services tout en
proposant de la qualité, par exemple le service vert, les nouvelles
technologies, Visio conférence, géo localisation, progiciels, sont des sujets
très importants pour l’avenir de ce métier. Respecter les biens et services tout
en développant de nouveaux marchés, c’est tout l’intérêt de ce SISEG.
PF :
Quel avenir pour les Services généraux ?
LB : Cette profession va
subir des transformations, nouvelles technologies, service vert, optimisation,
autant de choses qui vont accroitre son développement. De surcroît, le
télétravail, les nouveaux modes d’organisation de l’entreprise vont modifier
l’approche de ce métier. Si l’on regarde ces dernières années, on constate que
ces formes d’activité évoluent à une vitesse incroyable.
Propos recueillis par Michèle
Montanelli