Quand les questions ne contiennent pas les réponses…
Notre parcours médiatique, toujours en écho à l’actualité des risques psycho-sociaux (pigés sur le web), nous propose deux chiffres troublants : En Septembre 2008 dans un certain nombre de médias paraissait 60 articles sur les risques psycho-sociaux liés au travail. En Septembre 2009 sur les mêmes médias, sur le même sujet les articles identifiés sont au nombre de 182, ce chiffre trois supérieur comment se justifie-t-il ?
Comment expliquer ce « media blitz » ce bombardement inspiré d’un climat guerrier, que nous pouvons connaître par ailleurs. Toujours inspiré de nos émotions et de nos inquiétudes les médias animent ce qui sommeille en nous. Quel rapport y aurait-il entre le réel vécu et cette réalité qui nous est contée. Les mots seraient-ils totalement indépendant de la chose désignée ? Et pourtant, ils vivent les mots et ils nous éclairent. Le travail qui provoque commentaires critiques et réflexions s’exerce dans des lieux, des environnements où des mots émergent porteurs estompés aujourd’hui dans le discours médiatique sur le travail : Groupe, équipe, équipage, brigade, stick. Une rencontre est éclairante, le mot « stick » désigne le groupe de parachutistes qui occupent l’avion qui va les larguer mais désigne aussi le groupe dans les ateliers de confection qui s’est substitué à la chaîne qui n’était pas en mesure de réaliser et de livrer un travail collectif.
Une question sans réponse, tous ces qualificatifs du caractère social du travail cèdent la place aujourd’hui aux qualificatifs psychologiques voire au « psychologisme ».
Robert Guignier









NEWSLETTER N°70 / OCTOBRE 2009